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L’expérience de la beauté

Essai sur la banalisation du beau au XVIIIe siècle

Fabienne Brugère

EUR 28,00
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Au XVIIIe siècle, dans le registre de l’art, ont lieu de nouvelles expérimentations anthropologiques qui dissolvent les présupposés platoniciens de la beauté absolue. Les phénomènes esthétiques basculent dans une valorisation sans précédent du relatif. D’une part, la beauté est affaire d’expérience perceptive. D’autre part, son contenu dépend de l’époque, des institutions politiques, des coutumes et des modes. Le dispositif théorique qui contribue à ce renversement de perspective peut être nommé en philosophie l’empirisme.
À l’intérieur de ce nouveau regard sur la beauté, les positions de philosophes comme Hutcheson, Hume, Smith ou Reid s’avèrent profondément novatrices. Ces pensées, à travers le souci d’une enquête sur la nature humaine, dressent un portrait de l’homme esthétique dans lequel percepts et affects déterminent une appréciation subjective de l’art. La beauté est une modalité essentielle de la tonalité affective de l’homme et indique un nouveau rapport à soi. Elle est aussi un instrument de la distinction sociale car elle participe d’un questionnement sur le progrès de la civilisation, le degré de raffinement, et le développement d’une société marchande qui l’intègre dans le tableau de la prospérité, du luxe et de la puissance.
La référence à la beauté peut alors s’inscrire dans la nouvelle donne individualiste puisqu’elle apparaît comme une stratégie de vie au service des sentiments et de la consolidation d’un ordre social nouveau, déthéologisé.