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LE CLIMAT


Quel temps ferons-nous demain? Les enjeux du climat au XXIe siècle


à l'occasion de la Conférence sur le Climat à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.




Cosmos, ethos et Cronos

Rien de nouveau sous le soleil? Réfléchir à la conduite des hommes dans le monde (ethos et cosmos) ne date pas du renouveau de la pensée écologique de l'ère industrielle du XIXe siècle. Mais le temps n'est pas réversible. Le réchauffement climatique d'origine anthropique une fois enclenché et allant s'amplifiant quelques dizaines d'années si on arrive encore à le stabiliser et sans espoir de diminution avant des millénaires, pèse comme une menace pour la survie de l'espèce humaine parmi d'autres écosystèmes qui seront inexorablement modifiés.
Le retard de notre action collective à maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre, c'est-à-dire à penser sur le long terme l'interdépendance de nos conditions de vie avec notre milieu naturel, la biosphère, engage aujourd'hui notre responsabilité pour les générations futures qui devront adapter leur mode de vie avec l'insuffisance des ressources naturelles pour survivre d'ici la fin de l'ère interglaciaire au moins!
Si l'on veut empêcher que Cronos, fils du ciel et de la terre, mange ses enfants, il est temps de modifier notre modèle de développement à l'échelle mondiale pour réconcilier ethos et cosmos.


Bibliographie indicative

Conseil économique, social et environnemental, Vivre ensemble le changement climatique. Entre subir et agir, "Les Forums du CESE", Paris, PUF, 2015

Du Climate & Business Summit à la COP21. Quelle solution pour le climat ?, Réseau Action Climat France, 2015

H.S. Afeissa et Y. Lafolie, Esthétique de l'environnement. Appréciation, connaissance et devoir, "Textes clés", Paris, Vrin, 2015

H.S. Afeissa, Nouveaux fronts écologiques. Essais d'éthique environnementale et de philosophie animale, "Pour demain", Paris, Vrin, 2012

H.S. Afeissa (dir.), Éthique de l'environnement. Nature, valeur, respect, "Textes clés, Paris, Vrin, 2007

H.S. Afeissa, Qu'est-ce que l'écologie?, "Chemins philosophiques", Paris, Vrin, 2009

Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, L'événement anthropocène. La terre, l'histoire et nous, Paris, Éditions du Seuil, 2013

Dominique Bourg, Vers une démocratie écologique. Le citoyen, le savant et le politique, Paris, Éditions du Seuil, 2010

Dominique Bourg et Alain Papaux (dir.), Dictionnaire de la pensée écologique, "Quadrige", Paris, PUF, 2015

Maxime Combes, Sortons de l'âge des fossiles! Manifeste pour la transition, "Anthropocène", Paris, Éditions du Seuil, 2015

Alain Corbin (dir.), La pluie, le soleil et le vent. Une histoire de la sensibilité au temps qu'il fait, Paris, Aubier, 2013

Mike Davis, Génocides tropicaux. Catastrophes naturelles et famines coloniales (1870-1900). Aux origines du sous-développement, Paris, La Découverte, 2006

Richard Dawkins, L'horloger aveugle, Paris, Robert Laffont, 2009

Jean-Paul Déléage, Histoire de l'écologie. Une science de l'homme et de la nature, Paris, La Découverte, 1991

Jean-Louis Fellous et Catherine Gautier, Comprendre le changement climatique, Paris, Odile Jacob, 2007

Michael Foessel, Après la fin du monde. Cristique de la raison apocalyptique, Paris, Éditions du Seuil, 2012

Jean-Baptiste Fressoz, L'apocalypse joyeuse. Une histoire du risque technologique, Paris, Éditions du Seuil, 2012

François Gemenne, Géopolitique du changement climatique, Paris, Armand Colin, 2009

Sebastian Vincent Grevsmühl, La terre vue d'en haut. L'invention de l'environnement global, Paris, La Découverte, 2014

Émilie Hache (dir.), Du monde clos à l'univers infini, Paris, Éditions dehors, 2014

Émilie Hache (dir.), Écologie politique, cosmos, communautés, milieux, Paris, Éditions Amsterdam, 2012

Clive Hamilton, Les apprentis sorciers du climat. Raisons et déraisons de la géo-ingénierie, Paris, Éditions du Seuil, 2013

Clive Hamilton, Christophe Bonneuil et François Gemenne (eds.), The Anthropocene and the Global Environment Crisis : Rethinking modernity in a New Epoch, Londre, Routldege, 2015

James Hoggan, climate Cover-up. The Crusade to Deny Global Warming, Vancouver, Greystone Books, 2009

Mike Hulme, Why we desagree About Climate Change. Understanding Controversy, Inaction and Opportunity, Cambridge, Cambridge University Press, 2009

Jean-Claude Jancovici et Alain Grandjean, C'est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde, Éditions du Seuil, 2009, 9782020987684

Catherine Jeandel et Remy Mosseri, Le climat à découvert. Outils et méthode en recherche climatique, Paris, CNRS éditions, 2011

Catherine et Raphaël Larrère, Penser et agir avec la nature. Une enquête philosophique, Paris, La Découverte, 2015

Bruno Latour, Face à Gaïa. Huit conférences sur le nouveau régime climatique, « Les empêcheurs de tourner en rond", La Découverte, 2015

Hervé Le Treut, Jean-Marc Jancovici, L'effet de serre. Allons-nous changer le climat?, "Champs sciences", Paris, Flammarion, 2009

A.M. Lovell, S. Pandolfo, V. Das, S. Laugier, Face aux désastres. Une conversation à quatre voix sur la folie, le care et les grandes détresses collectives, Montreuil-sous-Bois, Éditions Ithaque, 2013, 9782916120386

James Lovelock, La revanche de Gaïa. Pouquoi la terre risposte-t-elle et comment pouvons-nous encore sauver l'humanité ?, Paris, Flammarion, 2007

Virginie Masson-Delmotte, Climat : le vrai et le faux, Paris, Le Pommier, 2011

John R. McNeil, Du nouveau sous le soleil. Une histoire de l'environnement mondial au XXe siècle, Saint-Étienne, Champ Vallon, 2010

Michael Ruse, The Gaia Hypothesis. Science n a Pagan Planet, Chicago, The University of Chicago Press, 2013

Isabelle Stengers, Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient,"Les empêcheurs de tourner en rond", Paris, La Découverte, 2009

Bernard Tissot, Halte au changement climatique, Paris, Odile Jacob, 2003, 9782738112866

Toby Tyrrell, On Gaia : A Critical Investigation of the relationship between Life and earth, Princeton, Princeton University Press, 2013

W. Verdnaski, La biosphère, « Points science », Paris, Éditions du Seuil, 2002, 9782020527828

Harald Welzer, Les guerres du climat. Pourquoi on tue au XXIe siècle, Paris, Gallimard, 2009

Edwin Zaccai, François Gemenne et Jean-Michel Decroly (dir.), Controverses climatiques, sciences et politiques, Paris, Presses de Science Po, 2012

Jan Zalasiewicz, The earth after Us : What Leggacy will Humans Leave in the Rocks ?, Oxford, Oxford University Press, 2008


COMPTE RENDU (Greenpeace)

L’absolu et le relatif

Selon qu’on pense relativement ou dans l’absolu, deux lectures différentes de l’accord peuvent être prononcées.

Si l’on pense relativement, on constate des « avancées ». D’abord, contrairement à Copenhague, un accord universel et contraignant, qui reconnaît la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique, a été adopté. Bonne surprise, le texte mentionne même un seuil à 1,5°C qu’il faudrait tenter de pas dépasser comme objectif. La question climatique s’installe durablement dans le paysage diplomatique : une sorte de dynamique politique, au moins chez les élites, se forme.

Dans cette optique, le texte prévoit que toutes les parties, dès 2020, devront se retrouver tous les cinq ans avec obligation de renforcer leurs ambitions en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre – les fameuses contributions nationales (ou INDC, dans le jargon). Autant d’occasions pour la société civile de faire entendre sa voix et pour les États de s’aligner avec les évolutions sociales et technologiques en cours. Et surtout, de se coordonner entre eux. En fait, la constitution de cet agenda va permettre d’exercer une pression diplomatique – et publique – sur ceux qui ne font pas les efforts requis.

Mais si l’on pense dans l’absolu, alors l’accord n’est pas à la hauteur. D’abord parce que d’ici à 2020, nous restons avec les mêmes INDC, qui nous placent sur une trajectoire d’environ 3°C supplémentaires d’ici la fin du siècle nous faisant perdre un temps précieux et peut-être irrattrapable. Pire, à cause de la pression exercée par les États-Unis, ces INDC ne sont toujours pas formulés dans un langage juridiquement contraignant : libre à chaque État de proposer ce qu’il veut et de le réaliser s’il le veut.

En outre, l’interprétation de l’article 4, sans doute l’un des articles primordiaux du texte, laisse perplexe. Celui-ci fixe en effet l’objectif de long terme que se donnent collectivement les pays. On y trouve la « vision de long terme » sur laquelle devaient s’accorder les parties, condensée en une formule-clé : « [Les États] doivent réduire rapidement les émissions de manière à parvenir à un équilibre entre les émissions d’origine humaine et leur stockage dans la seconde moitié du siècle ». D’une part il n’est pas mentionné où se trouve le point d’équilibre exactement, d’autre part, il n’est pas fait état de date précise.

Enfin, cette formulation verse implicitement dans une tendance vers « zéro émission nette » en matière de gaz à effet de serre, ce qui laisse la porte ouverte aux meilleures solutions – les énergies renouvelables – comme aux pires : le stockage de carbone, la géoingénierie, les mécanismes de compensation divers. Par conséquent, elle ne suppose pas forcément de changer de système énergétique ou de modèle de société. Tout dépend le sens qu’on veut bien lui donner – ce qui permet aux pollueurs et à ceux qui défendent leurs intérêts, de leur donner le sens qu’ils voudront bien lui donner. Pratique.

Par ailleurs, nulle sortie des énergies fossiles n’est mentionnée explicitement, pas plus qu’une transition massive vers les énergies renouvelables. Si des financements pour l’adaptation des pays vulnérables au changement climatique sont assurés jusqu’en 2025, l’objectif d’obtenir 100 milliards par an ayant été prolongé, les choses demeurent très vagues sur le mécanisme qui permettra de les mobiliser réellement. Et la somme n’est pas à la hauteur. Selon l’ONG Oxfam, les pays en développement vont en effet avoir besoin d’environ 800 milliards par an d’ici à 2050 pour s’adapter au dérèglement climatique. C’est un peu comme si la réalité du changement climatique, son impact sur des millions d’existences précaires, n’étaient finalement pas pris en compte.

Enfin, la question des droits humains est à peine esquissée en préambule, la question des femmes oubliée, et des secteurs polluants de première importance, comme l’aviation civile ou le transport maritime, ne sont pas inquiétés puisqu’il n’est rien dit de la mobilité.

Pour le dire simplement : contrairement à celui de Copenhague, l’accord de Paris offre un cadre et des perspectives. Mais il est évident qu’aucun des négociateurs du Bourget n’est rentré chez lui hier soir en se disant que l’accord sur lequel il a travaillé pendant tout ce temps ne va suffire à limiter l’augmentation de la température à 1,5°C ou même 2°C. En réalité, les résultats de cette COP21 n’empêcheront pas la multiplication de phénomènes climatiques dangereux pour tous, et fatals pour certains.

Peut-être, au regard de ces signaux parfois contradictoires et de ces perspectives différentes, est-ce la formule du Guardian qui convient le mieux : « En comparaison de que cela aurait pu être, cet accord est un miracle. En comparaison de ce qu’il aurait dû être, c’est un désastre ».

La gazette de la COP du 13/12/15
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