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ALAIN DE LIBERA
AU COLLÈGE DE FRANCE



Qu’est-ce que le Moyen Âge philosophique?



Leçon inaugurale de Alain de Libera, élu à la Chaire d'Histoire de la philosophie médiévale au Collège de France le 13 février 2014

Selon Alain de Libera, il n'y a pas qu'un Moyen Âge. Comment penser alors s’agissant de sa philosophie, l’unité d’une « période » d’environ dix siècles ? Quand débute-t-elle? Quand s’achève-t-elle ? Il s'agit donc d'envisager une autre vision discontinuiste de l'histoire qui engage une nouvelle méthode d'enquête.

C'est à cette ample tâche que s'engage Alain de Libera nouvellement titulaire d'une chaire d'histoire de la philosophie médiévale au Collège de France, soixante-quatre ans après celle d'Étienne Gilson.

« Faire l’histoire de la philosophie médiévale, c’est donc faire l’histoire des textes philosophiques de l’Antiquité, de leurs formes et genres, de leur survie, de leur diffusion, de leur transmission, de leur reproduction, de leur lecture; c’est s’intéresser aux traductions et aux traducteurs, à la constitution des corpus, à la formation des canons, aux institutions, communautés, groupes sociaux, individualités qui d’une manière quelconque y contribuent; aux relations que ces acteurs entretiennent; à leur fonction dans la société ou dans les Églises; à leur idéologie » (extrait de sa leçon inaugurale)

Écouter la conférence.


À lire : Alain de Libera, Où va la philosophie médiévale?, « Leçons inaugurales du Collège de France », Paris, Fayard / Collège de France, 2014


Inventio subiecti. L'invention du sujet moderne



Alain de Libera inaugure en mars 2014 ses cours et son séminaire d'histoire de la philosophie médiévale au Collège de France en s'interrogeant sur l'invention du « sujet », mettant en pratique à cette occasion une ambitieuse méthode d'enquête – justement dénommée archéologie philosophique et inspirée ouvertement de Michel Foucault mais aussi de l'herméneutique historique de R.G.  Collingwood -, visant à questionner la naissance historique du sujet qui est attribuée, selon la généalogie conceptuelle proposée communément en histoire de la philosophie, à la subjectivité de l'ego cartésien à la suite de la création du soi chez saint Augustin.
Or, ce que l'auteur constate en archiviste-archéologue, c'est qu'il n' y a pas de notion univoque du « sujet pensant », mais un croisement entre des conceptions différentes relatives à différents discours sur le sujet, l'objet, la substance, l'âme, l'intellect, la personne, l'homme…

Il faut donc penser à nouveaux frais (en ce sens que « un sujet peut en cacher un autre » nous dit l'auteur) la question de savoir ce que veut dire que l'homme soit sujet, par delà le dualisme cartésien et sa postérité, à l'aide de tous les moyens historiographiques, sociologiques dont le chercheur dispose.
C'est à ce chantier de déconstruction / reconstruction, constructive reenactment (réeffectuation d'une pensée passée), qui fouille la matière des textes médiévaux, en suit les structures conceptuelles et argumentatives, en révèle les principes implicites et les hypothèses, à l'aide d'outils épistémologiques empruntés autant à ceux du commentaire médiéval ou à l'empirisme du XVIIIe siècle qu'à la psychologie phénoménologique, y décelant les embûches de traduction, y collectant des preuves textuelles, que nous invite à suivre la série des volumes consacrés à l'archéologie du sujet, publiée par Vrin, dont nous donnons l'ensemble des titres des sept tomes parus ou à paraître :


L'escalier à double vis de l'histoire des idées



Alain de Libera, Archéologie du sujet III.1, L'acte de penser. La double révolution, collection Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie, Paris, Vrin, 2014

Avec ce troisième tome commence, scandé par les interventions successives de l'Université (condamnations parisiennes de 1277) et du Magistère (concile de Vienne, 1312, et de Latran V, 1513), la relation d'un débat de plus de cinq siècles sur l'aptitude de l'homme à revendiquer le statut de sujet-agent psychique, et donc de la place accordée respectivement au sujet et à l'objet qui subie historiquement une inversion de sens avec en arrière plan le problème corrélatif du dualisme du corps et de l'esprit.
Sont ici convoqués Locke, Reid, Hamilton, Brentano pour discuter les thèses d'Averroès, de Siger de Brabant, de Thomas d'Aquin, de Pierre de Jean Olivi, entre autres, pour tenter d'élucider le chiasme du sujet et de l'objet, de la pensée passive et de l'intellect actif.

Plus précisément, l'enquête procède par un double mouvement (d'où l'image de l'escalier à double vis) ascendant puisqu'il part du concile de Vienne de 1312 autour du problème de l'hylémorphisme aristélico-thomiste professant que « l'âme raisonnable et intellective est par elle-même et essentiellement forme du corps ». Ce que Alain de Libera nomme Mind/Body problem. Dans l'autre sens descendant, l'auteur s'appuie sur la Psychologie du point de vue empirique de Franz Brentano (2e édition de 1911, réédition Vrin, 2008) qui relance la théorie de l'intentionnalité, héritée de la scolastique médiévale, ce que l'auteur nomme le Mind/Soul Problem.
Il s'agit par là même de proposer une archéologie du sujet cartésien à rebours de l'interprétation métaphysique heideggérienne de Descartes en empruntant la voie de l'empirisme à partir de la critique du représentationnalisme de Thomas Reid dans ses Recherches sur l'entendement humain d'après les principes du sens commun (1764, trad. Vrin, 2012), successeur à plus d'un titre du réalisme direct de d'Ockham et d'Olivi au Moyen Âge.

L'intrigue de la seconde partie de L'acte de penser, L'Empire du sujet, reviendra sur l'importance de cette ouverture écossaise avec Reid et Hamilton, en dialogue avec – sur le versant autrichien –, Brentano et Bolzano, sans jamais quitter le Moyen Âge.
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